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Compte-rendu de la bêta par Toulal

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Notons, avant de commencer, qu'il s'agit de ma première expérience en matière de vrai MMORPG. Mes seules références sont Ragnarök Online (PC, 2007), ce jeu mignon où, à plusieurs, nous faisions des sessions héroïques ou, seule, je parcourais le monde en prenant des captures souvenirs de mes personnages, ainsi que Phantasy Star Online (DreamCast, 2001), dont l'univers et le système me fascinaient. Sachant par ailleurs que je suis peu habituée à jouer sur PC, c'est donc d'un véritable œil de néophyte que j’entame ce test Bêta.

Une agréable surprise m'attend dès le lancement du jeu. Sur un thème musical familier, que l'on retrouvera d'ailleurs à divers lieux du jeu, l'interface de création d’avatar se révèle rapidement rassurante et efficace, offrant moult combinaisons de traits malgré l'absence de réel réglage de taille ou de corpulence, comme observé dans Phantasy Star Online, par exemple.

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn
Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Après une petite heure passée à tester une bonne partie des variantes possibles, je choisis de jouer une Lalafelle et d'en faire une archère. En RPG multijoueurs, j'ai toujours préféré les archers et les soigneurs. Outre la race, l'appartenance ethnique et la classe du personnage, il est également possible de choisir sa date de naissance et sa divinité protectrice ; il ne manque plus que le groupe sanguin. Je n’ai pas l’habitude de renseigner un « nom de famille » pour un avatar de jeu, mais effectivement, cela encourage la créativité et l’originalité au sein d’un jeu multijoueur.

Débarquant à Gridania, la première chose que je fais est réassigner les touches... afin de parvenir à une configuration acceptable pour une gauchère un peu maladroite. L'interface de configuration est simple et plutôt intuitive. J'en profite pour découvrir les différents menus. Assemblés et présentés astucieusement dans un coin de l'écran, il y en a beaucoup, mais certains ne seront disponibles qu’en avançant dans le jeu, tandis que d'autres ne serviront qu'occasionnellement. J'apprécie notamment pouvoir visualiser d'un coup d'œil l'état de mon inventaire et de mes équipements. Dans les emotes, je remarque une liste impressionnante de mimiques faisant s’égosiller, bouder, danser, s’asseoir ma Lalafelle. Comme elle est craquante !

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn
Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Après avoir fait le tour des commandes, je commence enfin à m'enfoncer dans la Nouvelle Gridania. Autour de moi, les Hyurs et les Miqo'tes semblent majoritaires. Les Élézens et les Lalafells sont ensuite les plus nombreux, et il faut chercher un peu plus loin pour dénicher des Roegadyns.

Dans mes déambulations, j’observe attentivement les alentours. Les décors sont extrêmement soignés, pleins de couleurs et de textures fines et chatoyantes. Visiblement, les personnages — joueurs comme figurants — ont également reçu beaucoup d’amour : chaque nouvelle rencontre est une surprise.

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn
Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Dans ce monde, les jours et les nuits se succèdent dans un rythme finement calculé : comptons quarante-huit minutes pour un cycle complet (une minute dure deux secondes), et n’oublions pas de nous émerveiller devant les jeux d’ombres et le magnifique spectacle de lumières qu’offrent chaque aube et chaque crépuscule.

Du côté de la bande-son, le thème de Gridania est une composition particulièrement agréable à écouter. Elle marque votre entrée dans ces lieux par un parfum frais de joyeuse et authentique rusticité, celle d’une comté paisible et chaleureuse, propice à l’accueil et à l’accompagnement des aventuriers. Il me tarde de découvrir les autres villes d’Éorzéa...

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn
Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Les premières quêtes m'envoient promener en ville. Ça tombe bien : j’aime explorer, surtout avec une carte bien indiquée. Je prends mes marques, fais connaissance avec divers personnages figurants, bienveillants ou hostiles devant l’arrivée d’une énième nouvelle aventurière. Je reçois enfin des missions de chasse, dans les forêts environnantes. Ni une, ni deux, je me lance, meurs, comprends le fonctionnement des touches et retourne faire mordre la poussière aux petits écureuils. Fanfare !

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

M'enfonçant davantage dans la forêt, j'arrive à proximité d'un ALÉA ; je vais voir de plus près comment cela se passe : régulièrement, des dizaines d’ennemis à abattre envahissent une zone, une belle friandise pour les joueurs qui accourent de tous côtés et se partagent les cibles, contribuant ainsi à une joyeuse mêlée. Plus tard, je trouverai d’autres types d’ALÉA, avec un micro-scénario et des ennemis beaucoup moins nombreux (voire uniques), mais plus coriaces à mater. À la fin du micro-évènement, les ennemis se retirent en laissant à chacun sa part d’expérience. Les aventuriers au sol n’attendent pas d’aide pour revenir à la vie : autant revenir au point de rapatriement...

Une fois passé un certain niveau, je peux effectuer des mandats en parallèle aux missions classiques. Il suffit, une fois un mandat récupéré, de se rendre à la zone indiquée et de lancer l’évènement. Des ennemis apparaissent alors, rien que pour moi, mais ils sont également visibles par les autres aventuriers. Voici qui ajoute encore du réalisme au jeu. Pourtant, les aventuriers ne peuvent pas interagir avec mes ennemis ; ils ne peuvent que me soutenir... et faire de leur mieux pour ne pas mélanger leurs cibles avec les miennes.

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn
Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Lorsqu'enfin je suis assez expérimentée pour aller mourir dans un donjon instancié, j'intègre une équipe en tant que petite nouvelle. Le leader est une Miqo'te gladiateure de niveau 16 et mes autres compagnons sont deux Hyures, lancière et élémentaliste, dont je n'ai pas noté le niveau. En anglais, nous nous accordons sur la stratégie à adopter : le leader ouvre le chemin et désigne les ennemis à tuer, tandis que nous suivons et ravageons tout sur notre passage. Le donjon en question est un tombeau dans lequel se trament de sombres évènements. Un peu effrayée — les lieux et thèmes macabres ne sont pas mon fort —, j'appréhende légèrement l'aventure... mais une fois dans le feu de l’action, tout s’oublie. Limités dans le temps, nous avançons rapidement, nous répartissant les trésors et récoltant tout un paquet d’expérience. Le nettoyage de couloirs laisse place à quelques semi-boss protégeant l’accès à un boss final qui n’apprécie pas du tout que l’on se mêle de ses affaires. Et pour peu que l’on reste dans l’aire de combat avant que le passage soit scellé (sic), il y a de quoi passer un très bon moment en équipe, le tout sur un fond musical épique des plus impressionnants.

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn
Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Sortant du donjon, nous nous félicitons, nous disons au revoir et retournons continuer nos quêtes respectives. Pour ma part, je m’en vais me lancer dans l’élémentalisme. Au passage, je me ravis vraiment de pouvoir explorer plusieurs classes avec un seul et même personnage. Même si je ne monte pas à fond mes compétences, cela me permet tout de même d’assouvir ma curiosité, d’atteindre une certaine polyvalence et de rester autonome — tout en gardant à l’esprit que rien ne vaut le travail d’équipe.

Une fois initiée à la magie, je me tourne enfin vers les disciplines plus pacifiques en commençant par la botanique. Enfin, pour l’instant on me demande surtout d’aller agiter ma hâchette. Je passe quelques niveaux en récoltant des ingrédients sur des arbres (méticuleusement sélectionnés) qui me serviront plus tard, mais je me lasse.

Je me lance donc dans la tannerie pour finir. Elle permet de concevoir des équipements à partir de matériaux recueillis en combat (ou en botanique). Plus intéressée, j’observe mon personnage s’appliquer dans la fabrication, étape par étape, de petits objets dont je ne me servirai probablement pas. La liste d’objets confectionnables est consignée dans le carnet d’artisanat, à côté du carnet de botanique. Peut-être sera-t’il possible, en gagnant de l’expérience, de choisir ce que je veux concevoir et d’y apporter ma touche personnelle, comme un bonus d’intelligence ou un peu de couleur — soyons fous.

Mais la phase 2 de la bêta prend fin, il est temps de ranger ses affaires. Dans la boîte de conversation, les joueurs sont enthousiastes et tristes à la fois et se disent au revoir dans toutes les langues :

« À la prochaine, et portez-vous bien jusqu'à la phase 3. »

Je dois l'avouer : j'ai un nœud dans la gorge lorsque je me déconnecte.

Final Fantasy XIV: A Realm Reborn

Quoiqu’il en soit, cette première approche de Final Fantasy XIV: A Realm Reborn a été très enrichissante. Je n’étais pas tout à fait certaine d’avoir compris ce que Naoki Yoshida souhaitait nous montrer lors de sa démonstration à Japan Expo (2012). Aujourd’hui, j’ai finalement vu. J’ai vu tout l’amour qu’ils portaient à ce projet, lui et toute son équipe. J’ai vu et j’ai entendu tout le potentiel que le jeu renfermait et qu’il ne tenait qu’à la communauté de révéler, et j’ai vu à quel point il pouvait être passionnant et grandissant d’évoluer dans ce monde empreint de fantaisie — même pour une toute petite Lalafelle un peu maladroite.

L’univers d’Éorzéa promet des centaines de passionnantes heures de jeu, fut-ce en exploration, en quêtes/mandats/donjons ou en spécialisation de classe, en solitaire ou en groupe.

Si la zone d’excursion disponible aujourd’hui n’est qu’un infime aperçu d’Éorzéa, alors c’est avec impatience que j’attends de faire la connaissance du monde extérieur, de ses habitants, et de ses secrets. Et si je n’ai pas connu les débuts de Final Fantasy XIV, je sais que Final Fantasy XIV: A Realm Reborn mérite toute l’attention et toute la reconnaissance des joueurs, à la fois comme un MMORPG d’excellente qualité, et surtout, comme un digne successeur dans la lignée des Final Fantasy.





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