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Mobius Final Fantasy

Mobius Final Fantasy

Test à la version 1.4.130 du jeu

Mobius, second volet de la trilogie free-to-play sur mobile (complété par Record Keeper et Brave Exvius). Pensé pour révolutionner le monde du jeu mobile, il fut développé avec l’idée de rendre l’expérience de jeu comparable à un jeu de salon. Forcément, cet objectif ambitieux en a laissé plus d’un dubitatif mais c’est sans compter la ténacité de Motomu Toriyama, avec l’aide de nombreuses personnalités comme Yoshinori Kitase (producteur), Kazushige Nojima et Daisuke Watanabe (scénaristes), Toshiyuki Itahana (character designer) ou encore Mitsuto Suzuki (compositeur).

Avec plus de trois millions de téléchargements rien qu’au Japon en moins d’un an et 10 millions de téléchargements en janvier 2017 à travers le monde, force est de constater que le jeu a eu un énorme succès. Obtenant le titre de « Meilleur jeu de l’Apple Store 2015 » au Japon et « Plus beau jeu du Google Play Store 2016 » dans 19 pays, Mobius doit certainement avoir en lui l’éclat des autres jeux Final Fantasy et c’est ce que nous allons essayer de découvrir avec ce test.

:: Une longue épopée

Qui dit Final Fantasy ambitieux dit scénario et personnages originaux et Mobius ne fait pas exception. Vous commencez votre aventure à Palamécia, un monde en quête d’espoir. De nombreuses personnes sont amenées sur cette planète depuis d’autres mondes. Se réveillant sans souvenirs, ils sont appelés Néos. Une voix désincarnée, Vox, les informe d’une prophétie : un Néo portant le nom de Wol se révèlera être le dernier espoir de Palamécia et devra devenir le Guerrier de la Lumière afin de sauver ce monde. Il existe cependant plusieurs lois à respecter en Palamécia dont les plus importantes sont : « Personne ne se souviendra du nom de ceux qui ne se battent pas » et « Votre volonté à devenir le Guerrier de la Lumière sera constamment mise à l’épreuve ».

Parmi les Néos se réveillant, il y en a un qui se prénomme justement Wol. Destiné à faire de grandes choses, Vox le guide sur la voix du Guerrier de la Lumière. Cependant, Wol croisera assez rapidement un homme dans une armure massive. Répondant au nom de Garland et qualifié d’hérétique par Vox, il lui conseille de se méfier de cette voix désincarnée. Il conseille même d’aller aider un pauvre moogle en proie à des monstres que les autres Néos ignorent à cause des lois de Palamécia. Il rencontrera par la suite Echo, une fée que seuls les Néos peuvent voir mais qui a pour réputation d’apporter le malheur.

Lui devant la vie, Mog le moogle promet à Wol de le guider sur le « vrai » chemin du Guerrier de la Lumière, l’empêchant de dévier de sa route, peu importe ce que cela lui coûtera. La petite créature le conduira alors jusqu’aux différents temples afin d’obtenir la bénédiction des cristaux. C’est à travers ceux-ci que Wol rencontrera la princesse Sarah de Cornélia et apprendra à la connaitre. Se dirigeant vers Cornélia il se rendra vite compte que le royaume n’est plus que l’ombre de lui-même. La ville a depuis longtemps été rasée par Chaos, un être géant semant la destruction dans ce monde en ruine. Un être représentant le désespoir, un être que le Guerrier de la Lumière doit vaincre pour sauver Palamécia.

Chaos, de retour, décide d’attaquer à nouveau Cornélia et provoque de nouveau un carnage. Ne pouvant rester là à regarder les Néos se faire tuer les uns après les autres au nom de la princesse Sarah, Wol se jette en direction de l’ennemi. À défaut de pouvoir le vaincre, la bataille se termine quand Chaos décide à tourner les talons et partir. Sans doute que Chaos ne juge pas Wol digne d’être le Guerrier de la Lumière.

Partant à la recherche du prochain temple, Wol commencera à voir le monde de Palamécia changer. Des créatures humanoïdes noires comme les ténèbres commencent à grouiller. Sont-ils des monstres envoyés par Chaos ou sont-ils d’anciens Néos rongés par le désespoir ? Vox commence à mettre en doute la légitimité de Wol en tant que Guerrier de la Lumière tandis que ce dernier trouve d’étranges lettres à son nom. Allant de temple en temple, il apprendra la vérité sur ce monde et ses prophéties lorsqu’il rencontrera Cid, le premier Guerrier de la Lumière…

:: Les acteurs principaux de Palamécia

Sur les terres de Palamécia, vous rencontrerez beaucoup de Néos mais peu de personnages marquants. Pourtant, certains iront jusqu’à faire basculer le destin d’un monde tout entier.

WOL
Un Néo parmi tant d’autres dans le monde de Palamécia. De nature morne et suspicieuse, il ne se laisse aveugler ni par la prophétie du Guerrier de la Lumière ni par les mots des personnes qu’il rencontrera. Il traverse chaque épreuve qui se dressera sur son chemin avec panache et ne se laisse jamais abattre. Après tout, il veut juste survivre dans ce monde.

Echo
Une fée espiègle qui se fait un plaisir de martyriser Wol. Sa principale occupation est de passer son temps à créer des épreuves afin de tester et rendre plus fort son Néo attitré. En dépit de son comportement, elle tient beaucoup à lui et fait tout cela pour qu’il puisse survivre à Palamécia.

Mog
Une petite créature fragile appartenant à une espèce qui partage leur conscience. Secouru par Wol contre des monstres, il fera tout son possible pour le guider sur le chemin du Guerrier de la Lumière, quitte à mettre sa vie en jeu.

Sarah
La princesse du royaume de Cornélia. Dernière représentante de la lignée royale, elle est également le dernier bastion de l’espoir de Palamécia. Les Néos sont prêts à tout pour la protéger des envoyés de Chaos ou de Chaos lui-même. Coincée au château à accomplir son devoir, elle rêve cependant de liberté.

Garland
Un puissant chevalier au passé mystérieux qualifié d’hérétique par Vox. Défiant constamment la voix désincarnée, il est souvent chassé par les Néos. Garland semble avoir besoin du Guerrier de la Lumière pour accomplir son but. C’est pourquoi il guide Wol dans ce sens, même si cela doit le pousser à protéger la princesse Sarah malgré son aversion pour la famille royale.

Meia
Une étrange jeune femme surnommée la sorcière d’azur. Vox la considère également comme une hérétique bien qu’Echo la considère comme une Néo classique. Traquée par les Sicaires, les déités de Palamécia, Meia a pour habitude de séduire les Néos pour qu’ils la défendent. Cela ne l’empêcha pas de tomber sous le charme de Wol et de s’allier à Echo pour lui concocter des épreuves toujours plus difficiles.

Vox
Une voix désincarnée qui se donne le rôle de guide pour les Néos. Il les guide à travers Palamécia afin que la prophétie du Guerrier de la Lumière s’accomplisse. Vox semble connaitre parfaitement l’histoire de Palamécia et se sert des Néos afin de leur faire faire ce qu’il ne peut accomplir en tant que voix. Attention à ne pas le contrarier sous peine d’être traité comme un hérétique.

:: Préparation et déroulement d’un combat

L’essentiel du système de Mobius se fonde sur deux points intimement liés : les cartes et les élémentites. Tandis que les cartes servent basiquement d’équipements et doivent être obtenues lors de tirage digne de n’importe quel jeu freemium, les élémentites sont le cœur des statistiques et des combats.

Les cartes sont séparées en deux catégories : les cartes de classes et les cartes de compétences. En plus de cela, chaque carte appartient à une famille (guerrier, mage, chasseur, moine, soutien et matériau) et a un élément qui lui est propre parmi six différents (feu, eau, vent, terre, lumière et ténèbres). Si la famille n’a d’intérêt qu’un léger bonus lorsque les compétences sont de la même famille que la classe du personnage, l’élément des cartes est beaucoup plus important. Une classe ne peut utiliser que trois éléments à la fois, il faudra donc choisir ses compétences en fonction de la classe choisie.

Il existe également la possibilité de faire gagner des niveaux et surtout des rangs aux cartes de compétences. Pour cela, il suffit juste d’avoir les matériaux nécessaires disponibles un peu partout. Suivant les matériaux utilisés, il est même possible de rajouter des effets supplémentaires aux compétences, de réduire le coût des élémentites de la carte ou même d’augmenter sa puissance. Il faut donc prendre tout cela en compte lorsque l’on choisit ses cartes.

Maintenant le plus gros du morceau, les élémentites. Comme dit plus haut, elles servent autant à augmenter les caractéristiques qu’à attaquer en combat. En dehors des combats, il est possible de collecter des élémentites de chaque élément afin de pouvoir remplir différents panneaux que chaque classe possède. Ainsi vous débloquez des bonus de statistiques ainsi que des « sous-classes » et des armes.

En combat, à chaque tour, vous générez un nombre aléatoire d’orbes en fonction des cartes de compétences que vous avez équipées. Pour utiliser une compétence, il faut avoir le nombre d’élémentites de l’élément de la carte à disposition. Sachant qu’il n’est possible de cumuler qu’un nombre limité d’élémentites en combat, il faut savoir les utiliser de façon intelligente. Il faut aussi savoir que les cartes de soutien possèdent leurs propres élémentites, il faut donc gérer quatre types d’orbe par combat.

Parlons maintenant du déroulement d’un combat. Vous avez un nombre d’actions déterminé par votre classe. Une fois arrivé à zéro, c’est au tour de l’ennemi. Comme pour la saga Final Fantasy XIII, chaque ennemi possède une jauge de choc et une jauge de santé. Lorsque l’ennemi est en état de choc, il se retrouve sans défense pour plusieurs tours. C’est en général le moment de sortir la limite associée à la classe ou les compétences qui visent le point faible du monstre. Parce que oui, chaque monstre a un élément associé et possède une faiblesse et une résistance contre un élément.

À noter qu’Echo nous aide parfois en combat en nous donnant de nouvelles élémentites, en nous conférant des actions supplémentaires ou en nous soignant. À défaut d’être irritante, elle peut au moins se rendre utile !

:: Explorer ces terres désolées

Pour avancer dans le jeu, il faut remplir plusieurs régions de Palamécia en remportant des combats, beaucoup de combats. Parce que oui, Mobius ne se résume quasiment qu’à cela : préparer son personnage, faire évoluer ses cartes et combattre.

Il existe trois catégories de région à visiter : les chapitres pour le mode histoire, les explorations pour des régions annexes et les évènements qui sont temporaires. Si bien souvent ils usent d’astuces pour varier le parcours ou la façon de combattre, cela est rarement très différent.

Effectuer le mode histoire permet, en plus d’en apprendre plus sur le scénario, surtout de débloquer de nouvelles mécaniques de jeu comme le changement de classe en combat ou les capacités de Ténèbres et Lumière. Cela permet également d’augmenter le niveau maximum des cartes et ainsi augmenter sa puissance.

Les explorations permettent quant à elles de découvrir le monde de Palamécia. C’est souvent l’occasion de voir des paysages totalement nouveaux et des Néos qui tentent de vivre une vie presque normale. Bien que cela n’apporte rien, mis à part les habituels coffres, c’est toujours l’occasion d’approfondir l’histoire et la géographie de Palamécia.

Pour les évènements, c’est souvent l’occasion de faire revenir des icônes de la saga comme l’invasion de Koyo K ou l’attaque des chocobos. Mais c’est également là que des collaborations avec d’autres jeux se font comme les événements Final Fantasy VII, XII ou XIII voire même avec Terra Battle, le nouveau bébé d’Hironobu Sakaguchi. Forcément, cela sera également l’occasion de gagner de nouvelles cartes de compétences ou de jobs à l’images des célèbres héros. L’évènement Final Fantasy VII aura même eu un rôle assez important pour Mobius puisque c’est lui qui a lancé en grande pompe la version Steam du jeu ainsi que sa traduction qui était jusque-là uniquement en anglais.

Enfin il existe un mode multijoueur, qui consiste uniquement à affronter des Sicaires (des boss) en groupe de 4 joueurs. De très bonnes récompenses sont à gagner. Se jouant au tour par tour, il faudra faire preuve de stratégie pour vaincre ces ennemis surpuissants.

:: La patte graphique

Venons-en à la direction artistique du jeu. Mobius avait l’ambition de concurrencer les jeux de salon mais est-ce vraiment le cas ? Premier point noir, pour arriver à le faire tourner au maximum de ses capacités, il faut un téléphone assez puissant (sur mon ancien iPhone 5 je ne pouvais pas par exemple). Second point noir, c’est la consommation d’énergie. Le jeu demande beaucoup trop d’énergie quand il est au maximum de ses capacités.

Conséquences de tout cela ? Le jeu est pauvre graphiquement puisque pensé pour mobile avec différents niveaux de résolution. Les ennemis sont assez souvent les mêmes avec un coloris différent quand ce ne sont pas des monstres venus d’autres jeux comme Final Fantasy XIII, XIII-2 ou XIV. Pareil pour les personnages, certains modèles sont souvent repris en ce qui concerne les personnages peu importants. Pour certains monstres, il suffit même de peindre les modèles des classes en noir et hop le tour est joué. Et je ne parle pas des décors qui sont toujours les mêmes.

Niveau partition en revanche, c’est un régal pour l’ouïe. Cette bande son est vraiment envoûtante, lyrique, presque hypnotisante tant elle correspond à l’atmosphère dépeinte dans ce jeu. Bien qu’encore une fois, on reste proche de Final Fantasy XIII en ce qui concerne les sonorités.

:: Conclusion

Alors avec tout cela, que penser de Mobius ? Malgré une volonté flagrante de vouloir créer quelque chose d’unique avec un système de combat dynamique et tactique, ce jeu reste un obstacle. Un obstacle parce que son format fait qu’il n’a pas pu assouvir l’ambition qu’il nourrissait. Un obstacle parce qu’il possède un gameplay bien trop compliqué à comprendre de prime abord. Un obstacle parce que le jeu est extrêmement répétitif. Un obstacle parce que Mobius est finalement un jeu pauvre.

La seule raison que l’on pourrait trouver d’avoir toujours les mêmes ennemis, les mêmes décors et le peu de personnage présents serait de justifier le lore d’un monde en pleine désolation, mais cela serait surinterpréter ce que le jeu nous renvoie. Cela reste quand même dommage parce que cet univers n’est pas pauvre mais le jeu l’exploite mal. Les personnages sont intéressants et leur psychologie est assez inédite dans la saga mais dans un monde vide c’est compliqué de l’apprécier pleinement.

Un autre bon point de Mobius, c’est le côté « free-to-play » avec la monnaie virtuelle. Ici, elle s’accumule naturellement avec le temps, sans conditions préalables. Ainsi, contrairement à des jeux comme Record Keeper qui nécessite des connexions quotidiennes ou Brave Exvius qui oblige le joueur à accomplir des missions, ici il n’y a rien à faire. Le revers de la médaille, c’est qu’à obtenir des magicites trop facilement, les taux de drops sont simplement ridicules. Pour avoir la chance d’obtenir des cartes de compétences ultimes ou des classes légendaires, il faut vraiment essayer tous les rituels connus.

Dates de sortie iOS/Android
Japon 04 juin 2015
États-Unis 03 août 2016
France 03 août 2016
Dates de sortie PC
Japon 01 novembre 2016
États-Unis 06 février 2017
France 06 février 2017




par matCloud51 le 19.09.2017 à 17:03

Très bon test! 

Ce jeu est bien mais il m'envoute moins que FFBE. Les bons points de ce jeu sont bien décrit dans ce test .





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