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Final Fantasy Lost Stranger : tome 1

Résumé du tome 1

Shogo est un jeune homme vivant à Tokyo. Véritable passionné de la saga Final Fantasy, il a grandi en les disséquant un par un afin de connaître tous leurs secrets. Naturellement, lui vint l’envie de créer son Final Fantasy, tant et si bien qu’il finit par être embauché par Square Enix. Entraînant sa sœur Yuko dans son rêve, elle intégra l’entreprise au sein du service marketing.

Après un déjeuner ensemble, un camion fauche le frère et la sœur. Mais au lieu de simplement mourir, ils atterrissent dans un monde totalement inconnu. Shogo est réveillé par un Mog juste avant de tomber sur trois étranges personnes : Sharuru la mage blanche, Duston le mage noir et Rei la guerrière. Le croyant perdu et ayant besoin de laisser Sharuru se reposer après avoir exagérément soigné le jeune homme, tous se rendent au village Nilpo. Sur place, Shogo constate la présence de Chocobos mais également d’autres races vivant parmi les humains : les Mahlwons (semblables aux Tarutarus de Final Fantasy XI et aux Lalafells de Final Fantasy XIV), les Catters (correspondant aux Mithras et Miqo’te), les Garondos comme Duston (comparables aux Galkas et Roegadyn) et les Elreins comme Rei (similaires aux Elezens et Elvaans).

Dans le village, Shogo retrouve sa sœur qui s’était parfaitement acclimatée à ce nouvel environnement. C’est autour d’un repas que Yuko convainc Sharuru de les prendre tous deux dans leur groupe. C’est également à ce moment-là que le pouvoir d’acuité de Shogo se réveille pour la première fois. Il peut voir des fenêtres de texte au-dessus des objets, lui décrivant leurs caractéristiques. Mais Shogo garde ceci pour lui. La bande nouvellement formée passe ainsi plusieurs jours à voyager, à s’entraîner au combat (Shogo choisit de devenir un archer et Yuko une pugiliste) et à récolter des informations sur ce monde totalement nouveau.

Mais un jour, un terrible dragon attaque Nilpo. Sharuru, Duston et Rei l’ont déjà affronté et savent qu’ils ne sont pas de taille. Ils conseillent vivement de fuir mais lorsque Yuko entend qu’une enfant risque de se faire tuer, elle ne peut s’empêcher de se lancer à sa rescousse. Le groupe tente le tout pour le tout afin de détourner l’attention du monstre de Yuko pendant que celle-ci récupère l’enfant. La jeune femme réussit à sauver l’enfant mais, malheureusement, au prix de sa vie. C’est le choc. Shogo n’en croit pas ses yeux et implore Sharuru d’utiliser le sort « Vie » pour ramener sa sœur. Après tout, ils sont dans un Final Fantasy. Mais la réalité rattrape bien vite le jeune homme. Le sort « Vie » n’existe pas. Il n’est pas possible de ressusciter les morts. Et devant le regard désabusé du jeune homme, l’âme de Yuko se change en cristal…

De retour au QG des aventuriers, Shogo se fait accoster violemment par Randolph. Randolph est un paladin, chef expérimenté d’un puissant groupe d’aventuriers. C’est lui qui est venu à la rescousse de Shogo, Sharuru, Duston et Rei face au dragon. Il laisse exploser sa rage face à Shogo, lui expliquant qu’ils ont présumé de leur force avec la conséquence que l’on connaît. Mettant Shogo face à la fatalité, il lui conseille d’arrêter sa vie d’aventurier, que leurs vies sont trop précieuses. Le jeune homme, totalement abattu par les événements, était sur le point de s’y résoudre quand Sharuru le convainc que ce n’est pas ce qu’aurait voulu Yuko.

Au cours d’un pique-nique, des Bombos attaquent le groupe. Shogo est paralysé par la peur et par la possibilité de mourir mais ses compagnons le rassurent. C’est aussi à ce moment qu’il dévoile à ses amis son don d’acuité. D’après Duston, il s’agit d’une magie mythique, dont peu de personnes croient en son existence. Shogo en arrive bien vite à la conclusion que si Acuité existe, alors Vie aussi. Il a donc défini son objectif : trouver une manière de ramener sa sœur à la vie.

Pour commencer, ils doivent chercher des informations. C’est alors que Duston parle d’un Mahlwon répondant au nom de Greed l’avare. Il s’agit d’un informateur célèbre mais dont les prix sont exorbitants. Il faut donc trouver un moyen de gagner de l’argent. Le groupe décide donc de partir faire des chasses. C’est à ce moment qu’ils virent une expédition collective visant à chasser le fameux dragon responsable de la mort de Yuko. Seulement, c’est Randolph qui est à la tête de l’expédition et il ne les accepte pas, les jugeant trop faibles avec très peu de chance de survivre.

Shogo de son côté continue d’expérimenter son pouvoir d’acuité. Il apprend ainsi que cela ne fonctionne pas sur les monstres mais uniquement sur les objets et que plus il s’en sert, plus des informations utiles sont révélées. Ainsi il découvre que l’alimentation a une incidence directe sur les capacités de combat de ses camarades, les rendant plus puissants. En chassant les Bombos, il remarque également que les Éclats de Bombos peuvent être combinés avec ses flèches afin de devenir des flèches explosives, multipliant ainsi les dégâts faits aux monstres. Armés de cette nouvelle puissance, Shogo, Rei, Duston et Sharuru abattent un Cœurl et ramènent ses attributs à Randolph comme gage de leur force. Randolph finit par les accepter dans l’expédition mais à trois conditions : obéir à tous les ordres sans discuter, ne pas agir inconsidérément et surtout ne pas mourir.

Notre avis

Avec Lost Stranger, Square Enix tente une toute nouvelle aventure : créer un manga Final Fantasy avec une histoire originale. Heureusement pour eux, force est de constater que cette œuvre mérite son titre. Beaucoup d’éléments habituels sont présents tels que les jobs, les races, les mascottes, les monstres, certains noms et même les cristaux. Mais ce n’est pas tout puisque la présence de Naoki Yoshida, chef d’orchestre de Final Fantasy XIV, ne fait qu’accentuer la ressemblance avec les MMO de la série, spécialement avec le quatorzième volet.

Par exemple, le village de Nilpo et sa forêt luxuriante font directement écho à Gridania. De même que le groupe de Sharuru se compose d’un mage blanc (HEAL), d’un mage noir (DPS) et d’un guerrier (TANK), une formation assez classique dans FFXIV, qui, de leur propre aveu, se considèrent en sous-nombre. Un petit clin d’œil aux groupes de raid classiques de FFXIV où il faut être quatre. D’ailleurs, lorsque Shogo évoque le noms des races présentes, il cite machinalement celles de FFXIV à chaque fois et cite seulement les Elvaans de FFXI.

Un autre élément de comparaison avec FFXIV est la façon de s’attribuer les éléments de la série avec intelligence. Et Lost Stranger sait comment s’en servir avec sens. Il y a d’une part tous les éléments inhérents au monde de Sharuru comme l’existence des Mogs, des Catters, des Bombos de la magie ou des cristaux, et d’autre part ceux de notre monde à nous comme Square Enix, Yoshida, Tabata et les Ultimania. Shogo évolue donc dans ce nouveau monde en le comparant sans cesse à ce que les jeux lui ont appris. C’est un moyen efficace de faire plaisir aux fans de la saga sans pour autant que cela soit dans l’excès de fan service ou incohérent. Il se sert même des mécaniques de game design ou de gameplay des jeux afin de progresser. Bien sûr il est évident que cela est fait pour les connaisseurs de la saga, toutes ces références n’auront que peu d’impact pour les néophytes, mais cela reste très satisfaisant.

En parlant de Shogo, il est lui aussi un outil très efficace pour accrocher le lecteur au récit. Il synthétise, avec sa sœur, à la fois le rêve et le fantasme de nombre d’adorateurs de la saga. Non seulement il travaille chez Square Enix et fait tout son possible pour développer son Final Fantasy, mais en plus il vit carrément une aventure en chair et en os DANS un Final Fantasy. Il découvre le monde en même temps que lecteur, au même titre que nous découvrons Spira avec Tidus ou Ivalice avec Vaan. Mais Shogo est de loin le personnage qui nous ressemble le plus puisqu’il vient de notre monde et nous est contemporain. Il est même plus proche de nous que ne peuvent l’être les avatars de Final Fantasy XI et XIV. C’est l’accroche parfaite. Les autres personnages restent des stéréotypes mais gardent un aspect profondément humain. Quand Shogo perd sa sœur, il est d’abord en plein déni, puis Sharuru fait tout pour le réconforter dans sa déprime. Lorsqu’il croise de nouveau des monstres après ceci, Shogo est pris d'une peur panique mais Rei le rassure. C’est ce genre de détails qui fait que les personnages sont bien écrits et qu’ils apportent beaucoup au scénario et à l’implication du lecteur.

L’aventure suit un rythme plutôt soutenu tout en laissant le temps au lecteur de s’accoutumer à ce qui l’entoure. Il n’y a pas vraiment de temps mort, la narration est vraiment maîtrisée. Ainsi même si l’ambiance est souvent décontractée, cela n’empêche pas les combats d’être captivants et à l’émotion d’être présente quand il le faut. La mort de Yuko est sans doute une des mieux écrites et des plus marquantes de toute la saga. Là où l’on constate l’habilité du récit, c’est aux nombreux fusils de Tchekhov (le fusil de Tchekhov est un principe dramaturgique dans lequel chaque détail mémorable dans un récit de fiction doit être nécessaire et irremplaçable et où aucun de ces éléments ne peut être supprimé) présents dans l’aventure. Chaque élément qui nous est montré sera utile à un moment ou à un autre de l’histoire. Le don d’acuité de Shogo nous est montré assez tôt dans l’aventure et devient de plus en plus important. Pareil pour les éclats de Bombos. Et ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

Nous avons donc un premier volume efficace, qui ne perd pas son temps avec des quêtes annexes inutiles. Une présentation des personnages, de la situation, du fan service, des moments forts, des combats intenses, des personnages humains (si l’on peut dire) et une intrigue qui avance de façon percutante. Si le reste de l’aventure continue sur cette lancée, il n’y a pas à douter que nous aurons ici une excellente aventure doublée d’un très bon Final Fantasy. Indubitablement, nous avons affaire à une œuvre faite par des fans pour des fans.





Cet article a été corrigé par Noctis.
Cet article a été encodé par Toulala.




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