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Chains of Promathia : Chapitre 08 - Partie 1

Nous reprenons conscience dans un lieu totalement inconnu. Notre esprit est encore embrumé par ce qu’il vient de se passer. Nous ne voyons aucun de nos compagnons. En revanche, Nag’molada se tient devant nous. Il jubile. Non seulement il a réussi à voler la lumière des Cristaux-Mère, mais en plus il a enfin atteint la capitale céleste d’Al’Taieu. Nous nous redressons tant bien que mal pour constater ses dires. En levant la tête, une cité zilart apparaît au loin. Elle est plus grande que tout ce que nous avons déjà pu observer ! Plus grande que Fei’Yin, Ro’Maeve, Pso’Xja, la tour de Delkfutt ou même Tu’Lia. Au centre se dressent cinq tours entourées par un anneau. Et au-dessus, un portail rouge. Nag’molada est ravi. Contre toute attente, la Porte des Dieux a bel et bien été ouverte. Nous n’en croyons pas nos oreilles. C’est donc ça la Porte des Dieux ? C’est ce portail sinistre que Kam’lanaut et Eald’narche voulaient ouvrir sur Vaan’diel. Raison de plus pour ne pas laisser Al’Taieu revenir sur Vana’diel. Nous avons déjà pu observer d’assez près la folie que provoquent les Portes du Paradis. 

L’ancien politicien brandit l’amulette et se concentre alors. Après quelques minutes Nag’molada nous hurle dessus. A cause de nos pensées trop bruyantes, il ne peut entendre le murmure de l’âme des Zilarts et des prêtresses de l’aube qui habitent ici. Est-il désormais capable de se servir du Murmure de l’âme ? L’amulette doit y être pour quelque chose. En utilisant à nouveau le Murmure de l’âme, il n’arrive toujours pas à localiser le moindre Zilart. Les seules présences qu’il détecte sont nos amis. Mais ces derniers ne l'intéressent pas. Ce ne sont que de vulgaires insectes à ses yeux. Nag’molada décide donc de se rendre en personne au palais de Hu’Xzoi pour trouver ses compatriotes.

Nous n’avons jamais vu de pareils paysages. Des ruines sont présentes ici et là. Mais au centre, le palais semble intact. La végétation et la topographie sont semblables à ce que nous pouvons trouver sur Vana’diel à une différence près : le sol, les arbres et le ciel sont violets, tandis que l’eau est verte. L’eau est d’ailleurs solide, nous pouvons marcher dessus comme s’il s’agissait de terre. Les monstres aussi sont différents. Ils ressemblent tous vaguement à des espèces que nous connaissons sur Vana’diel. Poisson. Calmar. Oiseau. A la différence près qu’ils n’en possèdent qu’une apparence grossière. Plus de plumes ni d’écailles. Seulement une peau visqueuse d’une couleur souvent étrange. Le plus étrange reste encore leur phosphorescence apparente. Une espèce de monstre nous intrigue parmi toutes les espèces croisées. Il s’agit d'humanoïdes à la peau blanche et violette, dotés de deux paires d’ailes et ne possédant pas de visage. Mais la priorité est de retrouver nos amis. Rester seul pourrait être dangereux. Même si Nag’molada ne semble pas s’intéresser à notre groupe pour le moment, nous ne sommes pas à l’abri d’une espièglerie de sa part. Le palais étant au centre de la région, il paraît évident que tout le monde va s’y rendre. C’est donc là que nous décidons de nous rendre.

Notre idée était la bonne. Tout le monde s’est dirigé vers le palais. Ulmia, Louverance, Jabbos et Shikaree Z se trouvent sur le pont menant au bâtiment. Bien vite, nous tombons sur une barrière bloquant l’accès. Alors que nous cherchons un moyen de progresser, nous entendons une voix. Plus étrange encore, tout le monde semble l’entendre... Elle nous appelle inlassablement. Louverance, fidèle à lui-même, a déjà réussi à récolter des informations sur les lieux. Quelques boules de lumières flottantes ont bien accepté de lui parler, même si leur discours était élusif. Le chevalier a appris qu’il s’agit du palais du roi des Zilarts et qu’une personne correspondant à la description de Prishe a été aperçue se faufilant à l’intérieur. Louverance propose de demander une audience au roi pour savoir exactement ce qu’il se passe ici. Nous leur expliquons que le portail rouge dans le ciel est la Porte des Dieux et que Nag’molada pense qu’il s'agit du Paradis tant recherché par les Zilarts. Difficile à croire. Ulmia précise, à juste titre, que bien que cet endroit soit magnifique, des monstres y vivent. Shikaree Z enchérit en nous rappelant que le Gardien de l’Apocalypse s’y trouve aussi. Il y a dans ce royaume bien trop de dangers pour qu’il puisse prétendre au titre de “paradis”. Une question subsiste cependant. Maintenant que nous avons perdu la bénédiction des quatre premiers Cristaux-Mère, pouvons-nous vaincre le Gardien de l’Apocalypse ? Seul Nag’molada en est désormais capable, et il est hors de question de s’associer à lui.

Dans tous les cas, nous devons pénétrer dans le palais. Et si Prishe et Nag’molada ont réussi, c’est bien qu’il existe un moyen d’ouvrir le passage. Nous partons à la recherche d’un interrupteur permettant d’ouvrir la voie. Ayant déjà visité de nombreuses structures zilarts, nous savons qu’il faut trouver un cristal. C’est comme cela que fonctionnait la tour de Delkfutt ou les ruines de Ro’Maeve après tout. Non loin du pont se trouve un édifice, au sud, semblable à une tour de contrôle. Au milieu se trouve un cristal. Alors que nous sommes sur le point de l’approcher, Makki-Chebukki se montre. Il s’excuse de son comportement sur les aéronefs, mais prétend que Tenzen ne lui a pas laissé le choix. Une justification bien médiocre mais nous n’avons pas de temps à perdre. Nous lui expliquons la situation et il nous explique qu’il a le même objectif. Cette voix lui disant de rentrer dans le palais est insupportable. Il souhaite la faire taire au plus vite. Makki-Chebukki nous apprend que pour briser la barrière, il faut activer trois cristaux simultanément. Les triplés se sont séparés pour pouvoir s’en occuper. Malheureusement, chacun est gardé par des monstres et ils ne peuvent s’en approcher. Une fois que nous les aurons éliminés, ils s’en chargeront.

En effet, en nous approchant du cristal, nous faisons face à trois de ces monstres humanoïdes blafards. Bien que n’étant pas doués de la parole ou ne semblant pas posséder le moindre signe d'intelligence, ils utilisent les mêmes compétences que les combattants de Vana’diel. Ils utilisent même des classes de combat identiques aux nôtres ! Face à nous, nous avons un mage blanc, un guerrier et un samurai. Heureusement pour nous, il n’existe aucune cohésion entre eux. Ils ne sont pas plus forts qu’une bande d'aventuriers lambda. C’est tout de même étrange de croiser des monstres anthropomorphes utilisant ce genre d'habileté. Comme s’ils avaient été humains à un moment ou un autre. Mais nous n’avons pas de temps à perdre en réflexions. Nous activons le cristal et partons vers l’ouest.

Kukki-Chebukki nous y attend. Il semble trépigner d’impatience. Il nous apprend que le roi des Zilarts avait deux fils et une fille. Il a dû demander ça aux mêmes boules flottantes que Louverance. Nous connaissons Eald’narche et Kam’lanaut. Mais pas la sœur. A-t-elle péri lors de l’Effondrement ou est-elle encore en vie, se cachant dans l’ombre de Vana’diel ? Il faudra éclaircir ce mystère. En tout cas, après dix mille ans d’attente, les triplés Chebukki espèrent bien se faire passer pour eux. Encore à la recherche d’une figure paternelle idéale ? Est-ce que cela vaut encore le coup de discuter de cela avec ces Tarutarus ? Bref, nous approchons du cristal et trois monstres apparaissent. Les mêmes qu’à la tour sud à la différence qu’il s’agit cette fois d’un mage rouge, d’un chevalier noir et d’un rôdeur. Même constat qu'auparavant : aucun travail d’équipe.

Direction la tour de l’est où doit se trouver, par élimination, Cherukiki. Cette dernière est déjà au sol quand nous arrivons. Vite, nous vainquons les monstres qui sont cette fois-ci un mage noir, un paladin et un moine. Aussitôt sauvée, Cherukiki se relève. Elle a fait la morte pour éviter d’attirer l’attention. Elle nous remercie et nous promet de glisser un mot en notre faveur au roi. C’est qu’ils y croient vraiment à leur histoire… Bref, nous leur demandons d’opérer immédiatement. Ils activent les tours et la barrière s’estompe. Il est temps pour nous et les triplés d’avancer.

Le chemin nous amène directement au cœur du palais. L'entrée est un immense hall en cermet avec d’innombrables colonnes soutenant les voûtes. Malheureusement, le chemin menant à la salle du trône est une fois de plus bloqué. La porte refuse de s’ouvrir. Louverance, Jabbos, Shikaree Z et Ulmia nous rejoignent devant la porte. Ils étaient partis repérer les lieux en attendant notre arrivée. La voix se fait plus claire quand on se rapproche de la porte. Elle leur demande de franchir cette porte. Louverance en est certain, la salle du trône doit se trouver derrière. Nous décidons de nous séparer pour trouver un moyen de l’ouvrir. Soudain, c’est Prishe qui nous rejoint. Elle nous explique qu’elle était partie à la recherche de Nag’molada dans une aile du palais mais qu’une porte lui bloquait le chemin. Aussi impulsive que d’habitude, elle a bien tenté de passer par la force mais les portes en cermet sont bien plus résistantes que celles de Vana’diel. Nous constatons que la jeune Elvaan est assez nerveuse et lui demandons ce qui la tracasse. 

Dans un grand soupir, Prishe explique que si nous ne nous dépêchons pas, Nag’molada atteindra bientôt la Chambre Vespérale. Mais oui ! C’est vrai qu’il s’agit de l’objectif de l’ancien politicien. Nous savons que cette machine permet aux Kuluus de récupérer le murmure de l’âme et ainsi renaître sous la forme de Zilart. Mais dans les faits, comment cela fonctionne ? Prishe ne sait pas comment fonctionne l’appareil dans le détail, mais elle peut au moins nous en expliquer le principe. Il y a dix mille ans, c’est l’excès de ténèbres chez les Zilarts qui étouffa leur don et mena à la naissance des Kuluus. La Chambre Vespérale a donc un principe tout simple : extraire le Vide de la personne qui s’en sert. Nag’molada souhaite à tout prix devenir un Zilart. Il se sent souillé par le Vide et est prêt à tout pour s’en débarrasser via cet appareil. Malheureusement pour lui, la cardinale Mildaurion et Selh’teus ont d’ores et déjà constaté l’instabilité de l’appareil. Nous ne savons pas ce qu’il se passera s’il s’en sert. Et c’est pourquoi nous devons l’arrêter au plus vite.

Nous décidons de partir à la recherche de Nag’molada avec Prishe. Pendant ce temps, les autres chercheront un moyen d’ouvrir la porte. L’Elvaan nous guide à travers l’aile est du palais. A notre grande surprise, la progression est plutôt simple. Les salles se succèdent sans ressembler à un labyrinthe et les monstres, bien qu’assez nombreux, ne sont pas des plus agressifs. Nous avançons donc tranquillement jusqu’à être bloqués devant la porte qui bloquait Prishe. A ce moment-là, une voix nous appelle. Pas celle du roi, non. Une voix plus fluette, sans émotion. Nous la suivons et découvrons une sphère de lumière flottante identique à celles qui ont renseigné Louverance et les triplés à l’extérieur. Incapable de raisonner, la sphère répète que pour ouvrir la porte, il faut la conduire à un appareil situé non loin de là, comme s’il s’agissait d’un garde qui agit instinctivement. Tout cela est très étrange. Mais comme la voie est libre. Une fois devant le mécanisme, la sphère ouvre le passage. 

Le chemin continue comme ça pendant quelque temps. De l’extérieur, le palais ne paraissait pas si grand que cela. Mais dans les sous-sol, il est gigantesque. Sans parler de ces boules lumineuses, des “quasilumins”, comme les appelle Prishe, que nous devons trouver et escorter jusqu’au bon appareil pour avancer. Nous finissons par arriver dans une pièce possédant un ascenseur. Mais comme nous nous y attendions, un monstre le garde. Il s’agit d’un amalgame de tessons de cermet flottant autour d’un noyau. Cet aspect protéiforme lui donne une grande versatilité dans son panel d’attaques. Il peut prendre la forme d’une sphère impénétrable, d’un oiseau rapide comme le vent ou d’un humanoïde avec une épée. Rien d’insurmontable cependant. A force d’attaquer et de se défendre, de nombreux tessons tombent en morceaux. Suffisamment pour que son noyau soit à découvert et que nous puissions le détruire. La salle maintenant sécurisée, nous pouvons emprunter l’ascenseur qui mène à la Chambre Vespérale.

Lorsque nous arrivons, Nag’molada est déjà présent. Mais quelque chose ne tourne pas rond. Il n’a même pas remarqué notre présence et semble perdu. Il ne comprend pas. Il ne comprend pas pourquoi le corps d’Yve’noile repose dans la Chambre Vespérale. Si même la grande prêtresse de l’aube a succombé au Vide, alors cela veut-il dire que la Déesse de l’Aube a abandonné les Zilarts ? Nous essayons de le raisonner, mais en vain. C’est un tout autre événement qui lui fera reprendre ses esprits : l’apparition de Selh’teus. Mais pas le Selh’teus que nous avions l’habitude de voir, non. Ce dernier à changé. Il a… grandi. Il possède le corps d’un jeune homme. Mais plus intriguant encore, il possède deux ailes, semblables à celles d’un phoenix. Celle de gauche est blanche comme la mort tandis que celle de droite est rouge comme la braise. Pour la première fois depuis que nous l’avons rencontré, Selh’teus prend la parole. Il lui dit que contrairement à ce qu’il pense, Yve’noile est devenue l’instrument de la volonté d’Altana. Elle avait prévu un plan de secours dans l’hypothèse où l'attaque conjointe des Kuluus et des Avatars Terrestres ne stopperait pas l’ouverture des Portes du Paradis. 

Yve’noile avait prévu d’absorber en elle la totalité du Vide extrait des Kuluus et de se sacrifier. Ainsi le Gardien de l’Apocalypse n’aurait pas pu donner vie à Promathia. Car oui, le Gardien de l’Apocalypse s’est bel et bien réincarné ici, à Al’Taieu. Mais comment est-ce possible ? Le Gardien incarne la volonté de Promathia. Volonté qui a pour forme le Vide. Ainsi, il est naturel que le Gardien apparaisse là où le Vide est le plus important. Malheureusement pour les Zilarts, ils ne savaient pas qu’extraire le Vide de tous ces Kuluus aurait pour conséquence de créer l’instrument de leur perte. Une concentration de Vide si intense, qu’elle supplanta même l’existence du Gardien de l’Apocalypse que le destin avait désigné. Le Gardien naquit donc sur Al’Taieu. Il fallait à tout prix l’empêcher d’absorber tout le Vide extrait grâce à la Chambre Vespérale. Sans quoi, Promathia se serait incarnée dans la capitale. C’est à cette fin qu’elle a sacrifié sa vie.

Nag’molada ne peut pas supporter ce qu’il vient d’entendre. Yve’noile n’avait pas à se sacrifier. Elle n’avait pas à se sentir responsable. Si elle a construit cet appareil, c’est pour sauver les Kuluus. Selh’teus acquiesce. Tout cela est la conséquence de l’apparition des Kuluus sur Vana’diel. C’est pour cela qu’à l'époque, il prit une décision radicale. En tant que Kuluu, Selh’teus décida d’assumer le rôle qu’Yve’noile voulait endosser. Il absorba tout le Vide extrait et le scella dans son propre corps. Ce qui causa inexorablement sa mort. C’est à ce moment-là qu'il raconta tout à Esha’ntarl. Mais nous ne comprenons pas. Comment Selh’teus peut-il être mort alors que cela fait des semaines que nous lui courons après ? C’est Prishe qui nous apporte la réponse. La cardinale Mildaurion nous l’avait expliqué, détruire le vaisseau du Vide ne fait que déplacer le problème. Le Vide renaîtra dans un autre corps. Phoenix a donc confié une partie de ses pouvoirs à Selh’teus pour le ramener à la vie. Désormais doté d’un corps immortel, il peut contenir indéfiniment le Vide en lui. 

Selh’teus continue son récit. Comme dit précédemment, la capitale céleste fut envoyée dans une autre dimension, à l’intérieur du Cristal-Mère, lors de l’Effondrement. Lui, Bahamut ayant perdu tous ses pouvoirs, Yve’noile, le Gardien de l’Apocalypse et tous les habitants d’Al’Taieu se sont donc retrouvés piégés ici sans aucun moyen de retourner sur Vana’diel. Et  même ressuscité, Selh’teus n’était pas pour autant en sécurité. Le Gardien tentait désespérément d’absorber le jeune homme. C’est alors qu’Yve’noile utilisa toute sa force vitale pour sceller le Gardien dans la salle du trône. Suite à quoi elle tomba dans un sommeil sans fin. Selh’teus plaça alors son corps dans la Chambre Vespérale afin que le sceau reste intact pour l'éternité.

Nag’molada n’en croit pas ses oreilles. Les Portes du Paradis sont censées rendre à Vana’diel son aspect d'antan. Celui d’un paradis béni par la lumière du Cristal. Celui où les Zilarts reprendraient la forme d’êtres supérieurs. Des êtres parfaits ! Ce n’est pourtant pas le cas. Selh’teus explique que, bien que baignés par l’éclat amplifié d’un cristal-mère, ni nous ni ce royaume ne possédons la bénédiction complète de la lumière. Ce monde n’est pas le paradis parfait dont rêvaient les Zilarts.

Pour obtenir la bénédiction totale de la lumière, nous devons nous rendre dans chacune des cinq tours du Jardin de Ru’Hmet. Ces tours sont baignées de la lumière des Cristaux-Mère et ont été construites pour laver les cinq formes de ténèbres existant dans le cœur de l’humanité. Cinq tours, cinq ténèbres, cinq péchés. Est-ce qu’il parle des "malédictions" qui accablent chacune des cinq races ? Apathie, arrogance, lâcheté, colère, envie… Selh’teus acquiesce. C’est le seul moyen de pouvoir faire face à la réincarnation de Promathia. Il nous prévient cependant. Les cinq formes des ténèbres ne sont rien à côté du néant abyssal que compose le Vide. Les combattre nous forgera le corps et l’esprit. Prishe saute sur l’occasion pour titiller Selh’teus. Elle lui fait remarquer qu’il écoute enfin son coeur, qu’il comprend enfin pourquoi nous nous battons. Mais Selh’teus hoche la tête de gauche à droite. Il n’est plus capable de ressentir la moindre émotion. Le fait est qu’il faut faire face à Promathia. Il se doit donc de nous préparer du mieux possible.

Selh’teus déverrouille la porte qui nous bloquait l’accès à la salle du trône et disparaît. Prishe trépigne d’impatience d’en découdre avec cette incarnation du Gardien de l’Apocalypse. Celle qui lui a volé son destin. Mais avant d’en finir avec le Dieu du Crépuscule, elle compte bien s’occuper du cas de Nag’molada. Depuis le début, ce dernier se joue de nous. Depuis le début, il ne cesse d’être vil. Pourtant, Nag’molada semble profondément affecté par ce qu’il vient de découvrir. Il rend l’amulette à Prishe et lui demande une seule chose en échange : le laisser enterrer le corps d’Yve’noile. Dans cette dimension, son âme ne peut pas rejoindre la lumière divine des Cristaux-Mère. Et après tout ce qu’elle a fait pour lui de son vivant, il lui doit au moins ça. Prishe a du mal à se contenir. Elle sait qu’elle n’a pas le droit de lui voler ce moment sacré. Mais ce n’est pas pourtant qu'elle lui pardonne. Il ne perd rien pour attendre. Une fois que tout sera fini, elle le retrouvera. Et à ce moment-là, elle lui fera payer toutes ses manigances ! 

La voie maintenant débloquée, nous pouvons entrer dans la salle du trône. Cela devrait être une bonne nouvelle. Pourtant, quelque chose ne va pas. Comme Prishe nous le fait remarquer, tous nos compagnons ont disparu. Cela ne peut être que de mauvais augure maintenant que l'accès au Gardien de l’Apocalypse est dégagé. Peut-être n’ont-ils pas pu résister à l’appel de cette voix. Prishe sursaute en entendant ces mots. Elle pensait être la seule à pouvoir entendre cette voix désincarnée. Mais s'ils peuvent l’entendre, ils sont en danger. Il faut vite les rattraper. Malheureusement, nous ne pouvons pas nous y rendre sans préparation. Nous décidons donc d’un plan. Prishe va essayer de les retrouver et les mettre en lieu sûr. De notre côté, nous décidons de nous rendre dans chacune des tours pour obtenir la bénédiction de la Lumière. Ainsi nous aurons la force de combattre le Gardien. Prishe nous souhaite bonne chance et part sans même se retourner.

Comme pour le reste du palais, nous ne rencontrons pas de difficulté majeure pour progresser. Les monstres présents sont toujours les mêmes. La plupart nous ignorent et les quelques-uns qui s’en prennent à nous ne sont que peu dangereux. Cette partie du palais ne comporte pas d’architecture ni de structure particulière. Il est donc aisé d’atteindre le sommet de la première tour. Au sommet se trouve une immense salle immaculée avec en son centre une installation zilart semblable à une colonne. L’appareil a besoin de notre amulette comme clef. Une fois insérée, la colonne s’ouvre. Un artefact similaire à l'Oeil d'Altona libère la lumière d’un des Cristaux-Mère. De la même façon que lorsque nous étions devant les Cristaux-Mère, l’amulette sert alors de catalyseur pour la Lumière et nous permet de l’absorber. Nous sentons de nouveau cette sensation de chaleur. Cette sensation de vie.

Il faut croire que l’influence de la Lumière a des effets secondaires. Nous pouvons voir Nag’molada dans la Chambre Vespérale. Ce dernier semble avoir sombré dans les mains du désespoir. Il ne comprend pas le sens de tout cela. Il se pensait destiné à atteindre la perfection, à guider les masses. Alors pourquoi est-ce ce traître de Selh’teus qui a atteint un plan d’existence supérieur pendant que lui reste imparfait ? Incapable de remettre ses ambitions en questions, il en vient même à accuser les dieux. Il en est même persuadé : ce sont eux qui ont commis cet acte impardonnable ! Ils ont façonné ce monde dans le but de créer et maintenir l’imperfection. Une révélation qui finit de briser son esprit… Pauvre homme. Nous sommes presque tenté de le prendre en pitié. Lui qui est né Kuluu et voulait devenir un Zilart pour enfin être accepté par ses pairs, être complet et accéder à la perfection. Et désormais la réalité le rattrape. La perfection ne sera jamais de ce monde, et tous ses actes jusqu’ici ont été inutiles. Ce dernier est anéanti.

Mais nous ne sommes pas Nag’molada. Imparfait ou non, nous aimons ce monde. Vana’diel ne mérite pas de disparaître. Nous stopperons Promathia et nous sauverons l’humanité, peu importe le prix ! Nous répétons le même cheminement que dans la première tour quatre fois. C’est ainsi que nous nous retrouvons en possession des cinq éclats de Lumière. L’espoir pour contrer l’apathie des Humes ; la confiance en opposition à l’arrogance des Elvaans ; le courage qui fait face à la lâcheté des Tarutarus ; la justice qui annihile l’envie des Mithras ; et enfin la compassion pour apaiser la rage des Galkas. Avec cela, nous pouvons désormais  tous faire face à Promathia sans craindre nos ténèbres intérieures. Il est temps de rejoindre Prishe dans la salle d'audience. A notre grande surprise, nous la retrouvons, errant, au rez-de-chaussé du palais. Il est vrai que son sens de l’orientation, couplé à son impatience et sa curiosité, n’ont pas dû l'aider à s’y retrouver. 

Finalement prêt pour le combat final, nous nous rendons dans la salle du trône.  Mais tout préparé que nous sommes, nous ne le sommes pas pour le spectacle qui nous attend... Dans la salle du portail qui mène au trône, Tenzen se tient debout, sabre à la main, au milieu de tous nos compagnons. Ulmia… Louverance… Shikaree Z… Jabbos… Tous sont étendus au sol, inconscients. Nous n’avons le temps de réagir que les triplés Chebukki viennent se réfugier derrière nous. Tenzen s’explique. La voix qu’ils entendaient devenait trop forte pour qu’ils puissent y résister. La discorde commençait à s'installer et il n’a pas eu le choix. Il a été obligé de les stopper. Il nous rassure cependant, il les a frappés avec le plat de la lame pour ne pas les blesser. En observant nos amis, nous pouvons les entendre marmonner. Tous assurent que leur rêve se trouve devant eux. Ulmia souhaite chanter le Lai des Immortels. Louverance veut obtenir la force de reconstruire sa cité détruite. Shikaree Z pense que la loi parfaite s’y trouve. Et Jabbos veut obtenir le pouvoir de protéger les Mobelins. Tous sont inconscients, mais pourtant ils continuent de répondre à l’appel de cette voix. Les triplés aussi sont atteints. Ils sont persuadés que leur famille, au grand complet, se trouve au bout du chemin. Tenzen nous avoue qu’il entend aussi cette voix. Elle promet de lui apprendre le chemin de la droiture. Une voie sans regret ni hésitation. Prishe aussi l’entend. Elle lui promet… la fin

Selh’teus apparaît alors devant nous. Ces voix que nous entendons ne sont rien de plus que le Vide en nous. La voix de Promathia. Personne ne peut y échapper. Et pourtant nous sommes trois à résister à cet appel, ce qui l’impressionne. Toutefois, en serons-nous encore capables quand nous nous tiendrons devant la réincarnation de Promathia ? Plus nous serons proches de lui, plus l’appel sera fort. Alors que Prishe tente bien de lui répondre avec son tact légendaire, le palais entier se met à trembler. Une expression d’horreur se dessine alors sur le visage de Selh’teus. Se pourrait-il que… Vite, nous n’avons pas de temps à perdre ! Nous courons tous les quatre aussi vite que possible dans la salle du trône du roi des Zilarts. Un immense cocon entièrement noir est suspendu aux diverses structures de la pièce. Et devant lui se tient Nag’molada. Que fait-il ici ? Est-ce lui qui a réveillé Promathia ?

Alors que nous marquons un temps d’arrêt pour contempler l’horreur qui nous fait face, Nag’molada nous demande pourquoi nous restons si loin du cocon. Est-ce que nous n’avons pas tout fait pour l'abattre ? Il se trouve pourtant juste devant nous. C’est alors que nous remarquons dans quelle situation nous nous trouvons. Nous sommes incapable de bouger. Impossible de faire le moindre pas. Encore un coup du Kuluu ? Tenzen nous affirme que non. La voix devient de plus en plus insistante. Impossible de l’ignorer ou d’y résister. C’est la même chose pour Prishe. Mais à force de volonté, nous réussissons cependant tous deux à avancer. Nag’molada est bien forcé de l’admettre, lui et nous sommes les seuls êtres capables d’apporter la Lumière ici. En effet, ce dernier possède l’éclat des quatre Cristaux-Mère qu’il nous a volés. Et nous, nous avons la bénédiction totale de la Lumière. Nous sommes liés.

Nag’molada continue son délire sans même nous regarder. Il affirme que nous sommes pareils. Nous ne sommes qu'un simple aventurier qui s’est retrouvé impliqué sans le vouloir. Constamment harcelé pour sauver Vana’diel et ses habitants. Mais finalement, tout ce que nous cherchons, c’est la vérité. Le seul et unique point de perfection de ce monde incomplet. Être en possession de toute vérité est le seul moyen d’atteindre le paradis. Nag’molada se rue alors sur le cocon et brise le sceau d’Yve’noile. Promathia est le seul capable de lui apprendre la vérité de la création. Et ainsi il pourra à son tour guider le monde vers la perfection. 

Non… Qu’est-ce que Nag’molada a fait ? Le Gardien de l’Apocalypse est libre. Comment allons nous pouvoir arrêter un dieu créateur de ce monde ? Chaque chaîne qui retenait le cocon se brise, une à une tel un compte à rebours macabre. Quand la dernière chaîne disparaît, le cocon se met à muer. Passant ainsi d’un noir de jais à un blanc immaculé. Le corps qu’il renfermait, alors recroquevillé, se déploie. Six ailes translucides apparaissent dans son dos. Et à la place de son visage, le néant. Alors que l’effroi s’empare de nous, Nag’molada se laisse dévorer par le Vide. Son âme, elle, prend place dans le corps du Gardien de l’Apocalypse. Encore conscient, la voix de Nag’molada résonne en nous. La vérité qu’il cherchait tant est enfin dans le creux de sa main. Pourtant, elle semble plus terrible que tout ce qu’il pouvait imaginer. Selh’teus le conjure alors de ne rien dire. Sans être capable de nous dire quel terrible secret il vient de découvrir, sa volonté s’estompe. Une autre voix se fait alors entendre. Elle est plus calme, plus grave, plus solennelle. Une impression étrange nous traverse. C’est comme si nous l’avions toujours connue alors que c’est la première fois qu’elle nous parvient. Ses mots résonnent dans notre cœur d’une façon inexplicable :

“Je vous ai trouvés...

Mes enfants rebelles...

Je viens vous saluer...

Retournez auprès de votre père…”

Maintenant que Nag’molada n’est plus, Promathia a pris possession du corps du Gardien de l’Apocalypse. Sans même nous prêter attention, Promathia se téléporte hors du palais. Selh’teus comprend aussitôt ce que compte faire le dieu et le suit sans attendre une seule seconde. Nous souhaitons nous lancer à leur poursuite. Mais nous remarquons bien vite que Prishe ne nous suit pas. Elle est restée sur place, le regard perdu dans le flou. Elle continue de s’interroger sur les paroles de Promathia. Pourquoi nous a-t-il appelés “ses enfants” ? Elle en conclut avec effroi que toute l’humanité est la descendance de Promathia. En conséquence de quoi… Mais nous l’arrêtons net. Nous n’avons pas le temps de chercher la vérité. Nous n’avons pas le temps de réfléchir à tout cela. Promathia est parmi nous, libre. Qu’importe si nous sommes les enfants d’Altana ou ceux de Promathia. Il nous faut le stopper avant qu’il ne détruise Vana’diel. Prishe reprend alors ses esprits et se lance à sa poursuite sans même nous attendre.

Nous quittons le palais à toute allure. Pas le temps de reprendre notre souffle. Nous passons devant les triplés qui décident de nous suivre tant bien que mal. A l’extérieur, Promathia se dresse au-dessus du palais, en dessous de la Porte des Dieux. Il s’adresse à la Déesse de l’Aube avec fureur. Elle l’a retenu suffisamment longtemps. Il est désormais temps de se soumettre à la mort, celle qu’elle redoutait tant. Ses adieux seront définitifs cette fois. A ces mots, un sentiment puissant nous accable. Nous ne pouvons le voir de nos propres yeux, mais nous en sommes sûr. Altana pleure… Nous le sentons au plus profond de nous-même. Promathia libère alors ses pouvoirs et disparaît à nouveau. Que compte-t-il faire ? Contre toute attente, ce sont les triplés qui nous donnent la solution à cette énigme. En absorbant l’âme de Nag’molada, le Dieu du Crépuscule a dû avoir accès à tous ses souvenirs. Partant de ce postulat, il doit souhaiter détruire le cinquième Cristal-Mère pour pouvoir se rendre sur Vana’diel et accomplir son dessein. Nous devons empêcher ça ! En se servant de son amulette, Prishe arrive à retrouver la trace de Promathia. Il se trouve dans les sous-sols du palais. Pas de temps à perdre.

Nous retournons à l’intérieur du palais. Mais cette fois-ci, au lieu de prendre le portail qui mène à la salle du trône, nous l’empruntons pour nous rendre là où est enfermé le Cristal-Mère. Un spectacle de désolation s'offre alors à nous. Nous pouvons voir le Cristal-Mère, le même qui nous a mené ici, dans un lieu qui nous est inconnu. Ce lieu se superpose à l’architecture du palais, comme s’il était à la fois présent et absent. De plus, la salle ressemble de plus en plus à un promyvion. Tout commence à s’effacer, comme rongé par le Vide. Nous nous approchons du Cristal-Mère et sommes téléporté. Nous nous retrouvons hors du palais. Dans un espace qui dépasse l’entendement humain. Il n’y a ni sol, ni ciel, ni horizon. Seuls subsistent le Cristal-Mère et quelques cristaux plus petits, éclairant cet espace de leur lumière salvatrice. Prishe en tombe même à la renverse. En regardant sous nos pieds, nous pouvons apercevoir Vana’diel, et plus précisément l'île de Qufim. Comme si nous étions dans les cieux. Non, dans l’espace. Nous avons trouvé le Cristal-Mère à l'intérieur la cité d’Alt’taieu, elle-même prisonnière du Cristal-Mère. Un paradoxe empyréen.

Soudain, des explosions attirent notre attention. Au-dessus de nous, Promathia et Selh’teus s’affrontent dans un duel sans merci. Selh’teus fait apparaître des projectiles de lumière et les envoie sur le Dieu du Crépuscule. Ceux-ci s’abattent sur Promathia qui ne réagit pas. En explosant, ceux-ci forment un nuage, brouillant la vue de Promathia. Selh’teus en profite pour concentrer ses pouvoirs en un seul point. Il forme alors une lance de lumière qui transperce Promathia de part en part. Le dieu se retrouve immobilisé. La bataille semble aller bon train. Soudain, nous entendons trois voix derrière nous. Elles invoquent le sort Météore et le font s'abattre sur… Selh’teus ? Mais, qu'est-ce que..? Est-ce bien ce que nous pensons ? Est-ce que ces trois demi-portions connaissent les conséquences de leur geste ? Est-ce qu’ils sont au courant que Selh’teus est le seul capable de vaincre Promathia et de sauver par la même occasion Vana’diel ?

Nous nous précipitons vers Selh’teus pour vérifier son état. Heureusement, ce dernier se porte bien. L’attaque a fait plus de peur que de mal. En revanche, il est plus inquiet en ce qui concerne Promathia. Selh’teus souhaitait l’attirer à l’extérieur grâce à tout le Vide qu’il contient, mais en vain. Le Dieu du Crépuscule n’a pas bougé d’ici. Et malheureusement, la lance ne le retiendra pas bien longtemps. Prishe comprend alors le sens des mots que Promathia a prononcés plus tôt. Le Vide est la manifestation d’une mort totale. Si on la surnomme la “volonté de Promathia”, c’est parce qu’il s’agit réellement de ce que souhaite le dieu. Même lui ne peut résister à la pleine puissance du Vide. Promathia pourra ainsi mourir comme il le souhaite. Pour l’empêcher de mourir, d’innombrables vaisseaux étaient nécessaires. Cela est la raison d’être des enfants d’Altana… Selh’teus acquiesce. Prishe a deviné juste.

Promathia et Altana sont nécessaires l’un à l’autre. Malheureusement, Promathia souhaitait mourir et tenta de mettre fin à ses jours. Il essaya de se laisser ronger par le Vide pour atteindre cet objectif, mais Altana l’en empêcha. Elle le piégea dans un état de dépérissement constant, l’empêchant à la fois de vivre ou de mourir. C’est la raison pour laquelle Promathia a besoin du Gardien de l’Apocalypse. Afin de ressusciter pour accomplir son vœu de mourir. Pour garder le Dieu du Crépuscule en vie, Altana utilisa l'énergie du Cristal-Mère originel pour créer l’humanité. Dans le processus, le cristal originel se brisa en cinq morceaux. Et le royaume des dieux quitta alors les plans supérieurs d'existence pour devenir Vana’diel. La vie se mit alors à prospérer sur ce monde grâce à la lumière des Cristaux. Altana façonna les Avatars Terrestres à partir de créatures afin qu’ils protègent ce monde et empêchent Promathia de renaître. En parallèle des êtres qui allaient devenir les cinq races que nous connaissons aujourd’hui, une espèce puissante vit le jour. Les Zilarts. Ces derniers bâtirent leur culture autour des Cristaux-Mère, utilisant leur énergie au quotidien grâce aux crags. Ils devinrent une civilisation prospère. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’en utilisant l'énergie des Cristaux-Mère, ces derniers perdaient petit à petit leur capacité à repousser le Vide. Réussissant à s’engouffrer sur Vana’diel, le Vide contamina certains Zilarts, devenant des Kuluus. Et paradoxalement, plus ils essayaient de combattre le Vide avec l'énergie des Cristaux-Mère, plus le Vide se propageait. Puis Eald’narche eut cette vision du Paradis, terre des dieux non souillée par le Vide. Cette vision était-elle un piège de Promathia ou juste un coup du destin ? Personne ne saurait le dire. 

Toujours est-il que les Zilarts ont rassemblé tous leurs efforts pour atteindre ce Paradis. L’énergie des Cristaux-Mère était envoyée vers la tour de Delkfutt via les Lignes Cristallines. Cette dernière faisait converger tout ce pouvoir vers l’île flottante de Tu’Lia qui devait servir de catalyseur pour ouvrir les Portes du Paradis. Mais la vérité c’est que si les Portes du Paradis s’ouvraient, le Vide s'engouffrerait à grande échelle sur Vana’diel. Promathia aurait alors pu renaître, et les efforts d’Altana auraient été vains. Yve’noile connaissait cette vérité. C’est pourquoi elle a trahi les siens et rejoint la lutte des Kuluus et des Avatars Terrestres. La prêtresse sabota les installations d’Al’Taieu et scella le Vide. C’est pourquoi Selh’teus veut briser cette malédiction. Il veut accomplir la vision d’Yve’noile. Il veut que l’humanité ne soit plus influencée par les ténèbres. Plus jamais nous ne souffrirons de notre arrogance, de notre envie, de notre lâcheté, de notre apathie ou de notre rage.

Promathia réussit finalement à briser la lance qui le contenait. Il repousse alors tout le monde grâce à son immense pouvoir. Mais Prishe ne compte pas se laisser faire. Comme à son habitude, elle laisse place à son franc parler. Dieu ou pas, cela ne fait aucune différence à ses yeux. Elle lui rappelle que ni elle ni Selh’teus ne sont mortels. Ils peuvent donc s’occuper de son cas ad vitam aeternam. Elle a raison. Nous sommes mortels. Mais pour autant, nous n’allons pas rester les bras croisés pendant que tous les deux donnent tout ce qu’ils ont ! Nous ne pouvons décemment pas leur tourner le dos et vivre notre vie pendant qu’ils combattent le Dieu du Crépuscule jusqu’à la fin des temps. Notre honneur d’aventurier… non notre honneur d’habitant de Vana’diel ne nous le permet pas. Nous empoignons notre arme, prêt à nous battre comme jamais nous ne l’avons fait ! Prishe sourit. Elle n’en attendait pas moins de nous.

Prishe se jette sur Promathia. Elle semble bien ridicule à côté du colosse. Pourtant, elle ne se laisse pas impressionner et l’attaque de toutes ses forces. Coups de poings, coups de pieds, magie. Tout son arsenal y passe ! Et malgré l’impact des coups qui résonnent à travers notre corps, Promathia ne bouge pas d’un pouce. Nous rejoignons l’assaut et le frappons aussi fort que nous le pouvons. Par chance, le dieu du crépuscule est lent. Extrêmement lent. La moindre de ses attaques met plusieurs secondes avant de nous atteindre. En revanche, vu l’amplitude de son corps, il nous est impossible de les éviter. Même en nous défendant, ses attaques sont dévastatrices. Une étrange sensation s’empare alors de nous. C’est la même voix que nous entendions dans le palais. Sauf que cette fois, elle tente d’étouffer notre conscience. Heureusement, la bénédiction de la Lumière se met à résonner en nous, chassant toute influence du Dieu du Crépuscule. Heureusement que Selh’teus nous a expliqué comment récupérer la protection d’Altana. Sans ça, nous serions déjà sous l’influence de Promathia, et qui sait quels gestes ignobles il nous forcerait à accomplir ! Nous continuons ainsi pendant plusieurs minutes semblant passer pour des heures. Pas une seule fois, Promathia n’a réagi à la moindre de nos attaques. C’est comme s’il tentait de chasser, en vain, des moucherons qui le gênent. Mais nous ne devons pas baisser les bras, il y a beaucoup trop en jeu.

Soudain, Promathia s’arrête de bouger. Nous sentons alors son énergie se concentrer. Une multitude d’anneaux semblables à des auréoles apparaissent dans son dos. Comment ? Il ne possédait pas encore tous ses pouvoirs ? La lutte était déjà assez inégale comme cela. Il faut vite l’empêcher de continuer à se renforcer. Selh’teus s’est enfin remis du sort des triplés. Il nous rejoint dans la bataille et se sert à nouveau de sa lance de lumière. Malheureusement, la paralysie est beaucoup plus courte que la première fois. Cela ne le retient que quelques dizaines de secondes tout au plus. Nous en profitons pour redoubler d’efforts. Mais quelque chose d'étrange finit par nous arriver. Sans même nous en rendre compte, nous finissons par oublier comment nous battre. Nous ne savons plus utiliser les compétences de nos classes ni la moindre magie. Selh’teus nous explique qu’il s’agit de l’influence de la présence de Promathia. Nous ne sommes peut-être plus soumis à sa voix, mais il reste un dieu constitué de Vide. Selh’teus est obligé de se mettre en retrait pour nous aider à retrouver nos talents pour le combat.

Prishe nous interpelle alors. Promathia change de comportement. Nous pouvons le sentir, il rassemble ses pouvoirs. Le dieu lève le bras et y concentre une quantité faramineuse de magie. Les anneaux qui se trouvent dans son dos changent de couleur et une barrière entoure alors le Dieu. Pourquoi a-t-il besoin de se protéger ? Bien vite nous comprenons. Un météore gigantesque apparaît au-dessus de la main de Promathia. A tel point que ceux qu’invoquent les triplés Chebikki ou les mages de la Fédération de Windurst semblent ridicules. Une cité-état n’y résisterait pas. Tout comme nous. Et pire que tout, le Cristal-Mère non plus. Nous devons briser cette barrière au plus vite. C’est le seul moyen d’atteindre le dieu directement et stopper son incantation ! Selh’teus est malheureusement toujours bloqué par la restauration de nos pouvoirs. Tant pis, nous n'avons pas le temps d’attendre d'avoir totalement récupéré. Nous nous lançons à l’assaut avec Prishe ! Cette dernière donne tout ce qu’elle a. Nous, nous frappons avec autant de maladresse que de conviction. Elle ne manque pas de nous glisser une ou deux piques au passage, mais ce n’est pas bien grave. Au contraire, cela nous redonne de la motivation. Nous ne pouvons pas la laisser faire tout le travail.

Plus les secondes passent, plus nos coups deviennent précis et puissants. Voyant cela, Selh’teus arrête de nous soigner pour se concentrer sur la barrière. Assez rapidement, nous revoilà en pleine possession de nos moyens. La barrière semble pourtant ne pas faiblir. C’est comme si le dieu était totalement à l’abri du monde extérieur. Le météore se rapprochant, il faut trouver une solution rapidement. Prishe se moque alors de nous, fanfaronnant alors qu’elle est la seule capable de briser cette barrière. L’Elvaan se jette en arrière et se rattrape sur les mains. Elle se propulse alors de toutes ses forces, pieds en avant avec un effet de rotation, vers la barrière. Enfin, elle ajoute un enchantement magique afin de multiplier les dégâts. Nous n’avons jamais vu une attaque comme celle-ci ! Mais force est de constater que la barrière de Promathia se brise. Nous n’en revenons pas avec Selh’teus. Prishe est extrêmement fière d’elle. Mais pas de temps à perdre. Nous lançons l’assaut final. Prishe concentre toute sa puissance dans ses poings. Selh’teus invoque d’innombrables lances de lumière. Nous, nous concentrons tout notre esprit combatif pour l’achever en un coup. Nous allons reproduire la façon de se battre de Tenzen. C’est la plus efficace pour infliger un maximum de dégâts en un minimum d’attaques.

Une pluie discontinue de lances de lumière s’abat sur le dieu. Ce dernier stoppe son incantation et se protège. Nos attaques commencent à le faire réagir ! Il faut continuer comme cela ! Mais Promathia compte bien se défendre. Il repousse les projectiles avec la seule force de son aura. Puis il lance une décharge d'énergie sur Selh’teus qui tombe au sol. Le Dieu du Crépuscule s’apprête alors à l’écraser de son poing. Mais c’était sans compter sur Prishe qui stoppe l’assaut. Elle a elle-même donné un coup de poing en direction du bras de Promathia, le tenant en respect. Elle continue à rassembler ses forces et le repousse même. Le dieu déséquilibré, elle en profite pour le rouer de coups de poing et de pied. Une fois au sol, c'est à nous de jouer. Nous concentrons tout ce que nous avons en nous. Nos forces. Notre expérience. Nos souvenirs. Notre volonté. Notre âme. Nous devons porter le coup de grâce !

Promathia tombe à genoux. Malgré tous nos efforts, il est encore conscient ? Nous avons tout donné pour le vaincre, tout ça pour qu’il ne fasse que poser le genou à terre. Rien que de savoir qu’il ne possède pas encore la totalité de ses pouvoirs nous terrifie au plus haut point. Si jamais il avait recouvré tous ses moyens… Contrairement à nous, Prishe ne réfléchit pas à de tels détails. Le temps de reprendre son souffle quelques secondes et elle se jette à nouveau sur le dieu. Mais celui-ci la stoppe net dans sa course. Il lui suffit de lever la main pour prendre le contrôle de sa personne. Il tente de l’absorber comme il l’a fait avec Nag’molada. Sans doute pour gagner encore plus de pouvoir. Après tout, elle était le Gardien de l’Apocalypse choisi par le destin. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour empêcher ça ? Nous sommes épuisé, incapable de bouger...  Encore une fois, ce sont les triplés Chebukki qui font bouger les choses. Ils invoquent à nouveau leur météore et stoppent Promathia. Prishe reprend ses esprits et, d’un regard, elle se coordonne avec Selh’teus. Cette dernière jette au visage du dieu l’Étoile de Tavnazia, sa propre magicite, et Selh’teus utilise ses pouvoirs pour cristalliser le Vide qu’elle contient. Promathia se retrouve avec une énorme quantité de magicite formée au niveau de son visage. Est-ce que cela sera suffisant pour le stopper ? Il semblerait que non. L’incarnation de Promathia l’absorbe, provoquant l’éveil complet du Dieu du Crépuscule.

Promathia est fou de rage. Il réclame de savoir qui a osé l'appeler du néant où il reposait. Il frappe Prishe de toute sa force, qui s’envole sur plusieurs mètres. Dans le même temps, il déchaîne ses pouvoirs pour provoquer l’apocalypse. Nous sommes perdus ! Plus rien ne peut lui faire face désormais. Mais nous ne sommes que de simples mortels. Les desseins des dieux dépassent notre entendement. Les cinq Éclats de Lumière se mettent à nouveau à luire. Plus fort qu’ils ne l’ont jamais fait. Cette lumière calme immédiatement la furie du Dieu du Crépuscule. Les éclats s’envolent et une larme tombe alors sur le front de Promathia. Le dieu se met à fixer les cieux, comme si une présence supérieure s’adressait à lui. Il lui répond qu’il l’entend. La voix d’Altana. Plusieurs secondes s’écoulent sans que rien ne se passe. Comme si le temps s’était figé. Puis la réincarnation de Promathia se met à briller avant d’imploser. Est-ce qu’Altana a permis à Promathia de retourner auprès d’elle ou l’a-t-elle enfermé encore une fois ? Nous ne le saurons jamais. Ce que nous savons en tout cas, c’est que tout est fini.

L’enveloppe charnelle détruite, la lumière des Cristaux-Mère que Nag’molada nous avait volés se voit restituée. Mais pas seulement. Toutes les âmes que Promathia avait absorbées ici à Al’taieu sont enfin libérées. Elles vont pouvoir revenir aux Cristaux-Mère. D’autres larmes se mettent alors à tomber et nous bénissent tous. Au même moment, Ulmia, Tenzen, Louverance, Shikaree Z et Jabbos nous rejoignent. Ils ont enfin été libérés de la voix qui leur promettait monts et merveilles. Cela fait plaisir de les revoir dans leur état normal. Prishe est fière de leur annoncer que toute cette histoire est terminée. Vana’diel et ses habitants sont sauvés. Mais avec sa franchise habituelle, elle leur apprend également la vérité. L’humanité tout entière est l’enfant de Promathia. Nous sommes les porteurs de sa volonté. Mais ce n’est pas grave. Parce que si nous tendons l’oreille nous pouvons entendre la voix d’Altana. Cela prouve qu’elle vit également en chacun d’entre nous. C’est une vérité qui nous émeut tous. Nous sommes à la croisée de l’aube et du crépuscule. Sur cette pensée pleine de philosophie, Selh’teus nous quitte. Il nous remercie pour tout ce que nous avons fait pour lui. Désormais sa place est à Al’Taieu, d’où il pourra veiller sur Vana’diel. La capitale céleste et le cinquième Cristal-Mère sont saufs, il n’a plus aucune raison de marcher parmi nous. Il déploie ses ailes et s’envole vers le royaume divin. Avant d’avoir le temps de dire ouf, les triplés Chebukki nous jouent un dernier tour. Ils nous téléportent tous loin d’Al’Taieu. Ils nous ramènent chez nous. Sur Vana’diel.

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