Vous êtes ici : AccueilJeux Square Enix

Star Ocean: Till the End of Time


Le 30 septembre 2004, Star Ocean: Till the End of Time, le dernier né de l’association entre Square Enix et Tri-Ace, est sorti sur le sol français. Pour succéder à l’excellent Star Ocean 2, reconnu par une grande majorité des joueurs de son époque comme une merveille, Square mise sur la PS2 et sur la 3D afin d’apporter du renouveau à la licence. Mais avant de vous parler de ce jeu, plaçons le cadre. Star Ocean 3 est un RPG qui mêle l’univers de la Science-Fiction pure et dure à celui de la Fantasy. Du premier côté, vaisseaux spatiaux, bases spatiales, armes à feu. De l’autre, dragons, villages atypiques et magie. Et le mélange dépote, de quoi mettre tout le monde d’accord sur la vraie valeur de ce Star Ocean.

:: L’Histoire de toute une Vie

Ce qui vous marquera le plus, dans Star Ocean: Till the End of Time, c’est son histoire.
An SD 772, Hyda IV est une planète appartenant à la Fédération Pangalactique, une Alliance interplanétaire visant à maintenir un ordre dans la Galaxie, et le héros que vous incarnez est venu y prendre des vacances avec sa famille. Vous voici donc dans la peau du héros : un personnage de 19 ans vêtu d’un… short ? et accompagné de son amie d’enfance.

Après une visite rapide des lieux et un bref tutoriel présenté sous la forme d’un simulateur de combat, la planète se fait attaquer par une force militaire inconnue. Le héros est donc obligé de fuir, se séparant ainsi de ses parents, mais il est accompagné de son amie d’enfance et d'une nouvelle amie. Puis, par la force des choses, et surtout par la force de l’ennemi, le pauvre héros va finir par se retrouver, seul, sur une planète perdue et sous-développée.

Suite à une exploration rapide des lieux et par un coup de chance (?), vous tomberez sur le premier village atypique du jeu. Et comme vous avez grand cœur, vous allez vous proposer pour faire un truc qui va vous mettre dans la gadoue. Vous finirez par rencontrer la seule personne qui n’a rien à faire sur cette planète et, suite à un combat acharné et perdu d’avance, vous vous ferez sauver par un inconnu à la force surhumaine. Il vous révélera qu’il est venu pour vous ramener à son boss et vous accepterez de le suivre.

Et comme vous attirez les ennuis comme les fleurs attirent les abeilles, le vaisseau spatial de l’inconnu et de sa charmante copilote va subir une attaque et s’écraser sur une autre planète sous-développée.

Je m’arrête de donner des détails ici car le gros de l’histoire commence maintenant et car la suite part grandement en vrille. Vous serez au centre d’un conflit gigantesque, apprendrez la Vérité sur l’Univers, arpenterez des grottes mystérieuses, des lieux high-tech pour sauver l’Existence d’un Mal comme il n’y en a jamais eu… Bref, attendez-vous à un scénario qui vous surprendra par les enchaînements de situations et par la profondeur qu’il prendra au fil de l’histoire.
Le seul reproche qui puisse lui être fait, c’est que le jeu est entièrement en anglais (mais heureusement pour nous, l’anglais utilisé est d’un niveau basique) et que certaines histoires sont très longues.

:: Les Héros de l’Univers:

Fayt Leingod
« Sometimes, you're the only one that can make a difference. »
Le héros de l’aventure. Il est le fils d’éminents scientifiques sur la recherche symbologique (la Magie du jeu) et étudie d’ailleurs lui aussi cette matière à l’académie. Âgé de seulement 19 ans, il est mature et refuse d’aller contre les lois de la Fédération Pangalactique. Cependant, son grand cœur l’oblige parfois à aller à l’encontre de ces principes.
Fayt est un grand sportif, un amateur de jeux vidéo et a la particularité d’avoir les cheveux bleus. Malgré sa tenue ridicule en début d’aventure (qui change rapidement), son style et sa maîtrise de l’épée en font un adversaire coriace.

Sophia Esteed
« You just have to believe what you feel in your heart. Let's choose to believe. »
L’amie d’enfance de Fayt. Elle est aussi la fille d’un éminent scientifique de la symbologie qui a travaillé avec les parents de Fayt. De nature chaleureuse et un peu tête en l’air, elle arrive à faire faire ce qu’elle veut, ou presque, à Fayt. Elle disparaît très vite du jeu et revient bien plus tard, ayant appris à se servir de la symbologie.

Peppita Rosseti
« There's no use thinking about it! Let's just dive right in! »
Petite orpheline d’une troupe de spectacle ambulant, Peppita est drôle et très active. À peine âgée de 14 ans, elle sait se battre et fait preuve d’une grande bravoure contre l’ennemi. Sa rencontre avec Fayt sur Hyda IV est entièrement due au hasard…celui-ci ayant ouvert la mauvaise porte.

Cliff Fittir
« Do I look like an "average guy" to you? »
La brute de l’équipe. Klausian d’origine, Cliff possède une force et une vitesse accrues par rapport aux Terriens. Membre du groupe anti-fédération Quark, il n’est jamais d’accord avec le mode de pensée de Fayt et d’ailleurs cela leur vaut pas mal d’ennuis. Aux ordres de la mystérieuse Maria Traydor, il est chargé de ramener Fayt à celle-ci.

Mirage Koas
« Roger. »
La copilote dévouée. Amie de longue date de Cliff et membre de Quark, Mirage est une excellente combattante, meilleure que Cliff dans certains cas, ce qui en fait un atout majeur pour les batailles. Elle est toujours très calme, réfléchie et ordonnée... soit le contraire de Cliff.

Maria Traydor
Le Boss de Quark ? Personnage mystérieux, on ne sait d’elle qu’une chose : elle a demandé à Cliff de lui ramener Fayt.





:: Les Graphismes

Avoir misé sur la PS2 et la 3D a été une très grande réussite pour Square Enix qui nous propose dans ce Star Ocean des cinématiques sublimes et des décors gigantesques. On y traversera quatre planètes aux environnements tous différents les uns des autres : techno-villes, villes, montagnes, plaines, désert, etc. seront au rendez-vous. Les effets magiques sont quant à eux sublimes. Seuls bémols, les traits très « poupée de cire » et des graphismes parfois obsolètes qui nécessiteront que l’on s’accroche parfois.

:: Un Gameplay à son paroxysme

Star Ocean était connu pour ses combats en temps réel et, avec le passage à la 3D, les combats ont pris une toute autre dimension : plus rapides, plus forts, plus compliqués, certains combats demanderont aux joueurs de faire preuve de jugeote. En combat, deux touches permettent de frapper : (X) pour les attaques rapides mais faibles et (O) pour les attaques puissantes mais lentes. De plus, les attaques changeront en fonction de la distance de l’ennemi (Short ou Long) et, pour user des techniques -que l’on aura préalablement associées aux touches et distances- il faudra juste appuyer longuement sur la touche au bon moment.
Tout ceci consommera une barre de « Fury » qui se rechargera lorsque vous serez immobile et vous protègera une fois à 100%.
On aura bien sûr la possibilité d’ouvrir un menu en combat afin d’accéder aux sorts et objets ; d’ailleurs, le menu permet de prendre des pauses pour ceux qui voudraient souffler.

Vous aurez deux coéquipiers pour vous soutenir au combat et pourrez switcher pour en prendre le contrôle. Par ailleurs, concernant les combats, il faut savoir que vous mourrez si vos MP tombent à 0, idem pour vos adversaires.
Les énigmes de certains donjons et autres demanderont aussi une approche logique du terrain et certaines épreuves demanderont du doigté et de la dextérité qu’il vous faudra acquérir rapidement pour éviter d’être puni par l’échec.
Gros bémol, un faible niveau d’anglais peut s’avérer fatal pour certaines énigmes.

:: Une aventure qui transcende l’Espace et le Temps

Till the End of Time : voici comment résumer la durée de vie de ce Star Ocean. Le jeu en lui-même vous occupant pendant une soixantaine d’heure, il faudra en compter bien plus pour venir à bout des quêtes et mini-jeux. En effet, finir le jeu vous octroie deux donjons bonus et des boss terriblement puissants à la fin de ceux-ci, mais ce n’est pas le plus long, loin de là. Les 255 niveaux des personnages ne seront pas faciles à atteindre et pourtant nécessaires à la montée du plus gros challenge du jeu : 210 niveaux d’une sorte de Tour occupée par des monstres de plus en plus féroces avec la montée, ou bien l’Arène et ses supers participants.

De même, les meilleures armes et armures seront à customiser ou à fabriquer par le biais d’un système très élaboré de fabrication d’objets. Vous recruterez des personnes sur les cartes et dans les villes afin de vous aider à fabriquer des objets dans des ateliers spécialement conçus pour. Cuisine, forge, alchimie, les disciplines ne manquent pas et les artisans non plus, d’ailleurs tous les personnages jouables, au nombre de dix, ont leurs spécialités et leurs faiblesses dans la création. Et les meilleurs représentants vous demanderont des objets difficiles à obtenir, comme la pierre philosophale (résultant d’une erreur) pour le meilleur Alchimiste. Tout ceci permettant de monter au classement des inventeurs grâce aux brevets que vous déposerez les premiers.

Côté mini-jeu, le soft nous offre des idées géniales comme un jeu de réflexion ressemblant aux échecs ou une course de Conils (des sortes de lapins géants). De plus, il nous propose les « Battle Trophees », ancêtres des actuels succès de 360 ou trophées de PS3, qui se dénombrent par milliers et dont certains relèvent de la folie pure et dure. Les rassembler sera une tâche longue et vous permettra d’utiliser des nouveaux costumes pour les personnages jouables. Un petit mot sur les multiples niveaux de difficulté au nombre de trois, qui constituent un véritable challenge de gamer.

En bref, vous aurez de quoi occuper sur les deux DVD de ce jeu.

:: Conclusion

Star Ocean: Till the End of Time est une œuvre d’art qui vous fera voyager et découvrir une des meilleures histoires du monde du jeu vidéo. Avec ses personnages attachants, la nervosité de ses combats, les idées brillantes d’amélioration et de perfection et les compositions musicales de l’excellent Motoi Sakuraba, ce jeu plaira à tous les amateurs de bons RPG. Malgré toutes ses qualités, les textes et les dialogues uniquement en anglais sont un des freins majeurs de ce Star Ocean et il faudra parfois s’accrocher, donc avis aux anglophobes : passez votre chemin.
Pour tous les autres, il ne faudra plus rater l’occasion de passer sur un des meilleurs jeux de la PS2 que nous livre ici Square Enix.


Dates de sortie
Japon 27 février 2003
États-Unis 31 août 2004
France 30 septembre 2004




par wc-duck27 le 11.06.2011 à 14:11

Ce fut mon 1e Star Ocean sur lequel j'ai joué et je n'étais pas déçus.
Techniquement parlant, le jeu est magnifique, voire bluffant. C'est simplement, presque tout est impeccable. Les environnement sont très variés et flatte beaucoup la rétine, avec des couleurs très agréables. De plus, chaque ville possèdent sa propre " âme ". Comme par exemple Airglyph est une ville froide (neige, peu d'habitants et de lumières) alors que Aquios représente la ville riche, et royale par excellence (plein de verdures, un château énorme et bien éclairé). Concernant les zones de combat, elles sont excellentes. Il y a un déluge de lumière lors de l'utilisation des pouvoirs spéciaux de chaque personnage, c'est vraiment magnifique. Le tout petit problème, c'est que par moment, il y a tellement d'effets spéciaux qu'on ne voit plus nos persos et les ennemis. En plus, il n'y a aucun ralentissement, une animation rapide et c'est très fluide.
L'OST est tout simplement divine. En effet, elle est composées par le célèbre Motoi Sakuraba, les musiques sont excellentes. Passant du lyrique au rock progressif, les thèmes collent toujours aux situations, à l'ambiance, aux personnages, aux images marquantes que ce jeu nous apporte. Certains thèmes sont inoubliables et figurent parmis les meilleurs que j'ai entendu dans un RPG.
Le gameplay est assez simplement, mais très accessible. Même un joueur lambda s'y adaptera très facilement. Notez que plus les skills sont puissantes et plus elles consomment des CP, pour un maximum de 15 CP par personnages. Donc, il faudra choisir entre 1-2 skills puissantes ou 3-4 skills moins puissantes. Autre petit détail, les skills n'utilisent pas des MP mais des HP, par conséquent la présence d'un soigneur est quasi-obligatoire. Mais là où les développeurs ont poussé le sadisme à son paroxysme , c'est au niveau des MP. Si vos MP tombent à 0, c'est le GAME OVER. Faites donc très attention avec vos gros bourrins, comme Cliff, il a beaucoup de HP mais très peu de MP. Vers le milieu du jeu, vos ennemis s'attaquent également à vos MP.
Mais ce qui m'a le plus plu, c'est le item creation. J'ai dû passer beaucoup d'heures dessus, afin de créer, modifier, améliorer et synthétiser mes équipements jusqu'à leurs maximums. Cette option est obligatoire, si vous voulez compléter les quêtes annexes, sinon... c'est la mort.
Le défaut du jeu est son scénario, qui met une plombe à se mettre en place. Même si le jeu tient sur 2 DVDs et possède une durée de vie énorme, on a l'impression que tout ce qu'on a fait durant la 1e partie du jeu (le 1e DVD), n'a servi à rien et que toute l'ampleur de l'intrigue commence, vraiment, au 2e DVD. J'en dit pas plus, pour ne pas spoiler.
Pour conclure, ce fut une experience inoubliable.





Vous devez être inscrit et connecté pour pouvoir poster un commentaire.
Cliquez ici pour vous inscrire dès maintenant !